Silhouettes blanches dans la brume, maisons abandonnées, portes qui grincent toutes seules…
Impossible d’imaginer Halloween sans fantômes.
Mais pourquoi les esprits des morts sont-ils devenus l’un des symboles les plus célèbres de la nuit du 31 octobre ?
La réponse nous ramène plusieurs siècles en arrière, entre anciennes traditions, croyances populaires et histoires racontées au coin du feu.
Une nuit entre deux mondes
Une partie de l’histoire nous conduit vers Samhain, ancienne fête saisonnière gaélique célébrée autour du 1er novembre.
Elle marquait l’entrée dans la partie sombre de l’année, lorsque les récoltes étaient terminées et que l’hiver approchait.
Dans les récits et traditions associés à cette période, le monde surnaturel semblait particulièrement proche de celui des humains.
Des êtres de l’Autre Monde pouvaient apparaître et certaines croyances plus tardives évoquaient également le retour ou la présence des morts.
Avec le temps, cette idée d’une nuit située à la frontière de deux mondes va profondément marquer l’imaginaire d’Halloween.
La Toussaint et le souvenir des morts
L’histoire d’Halloween ne repose cependant pas uniquement sur Samhain.
Le christianisme apporte également ses propres traditions.
Le 1er novembre est consacré à la Toussaint dans l’Église occidentale, tandis que le 2 novembre est associé à la commémoration des fidèles défunts.
La veille de la Toussaint était appelée en anglais All Hallows’ Eve.
Une expression qui donnera progressivement naissance au mot :
Halloween.
Pendant plusieurs siècles, anciennes traditions populaires, croyances autour des morts et fêtes chrétiennes vont ainsi se côtoyer et s’influencer.
Pourquoi représente-t-on les fantômes en blanc ?
Le fameux fantôme recouvert d’un drap blanc semble aujourd’hui presque comique.
Pourtant, cette représentation possède des racines anciennes.
Pendant longtemps, les morts étaient enveloppés dans des linceuls, souvent constitués de tissu clair.
Au théâtre puis dans les illustrations et les histoires populaires, représenter un revenant enveloppé de blanc permettait immédiatement au public de comprendre qu’il s’agissait d’un mort.
Le cinéma, les dessins animés et les décorations d’Halloween ont ensuite rendu cette silhouette universelle.
Deux trous pour les yeux…
et voilà un fantôme.
Des fantômes aux maisons hantées
Les histoires de revenants existent dans de très nombreuses cultures.
Châteaux abandonnés, cimetières, vieilles auberges et demeures mystérieuses deviennent naturellement les décors privilégiés de ces récits.
Avec le développement d’Halloween comme fête populaire, notamment en Amérique du Nord, ces histoires trouvent une place idéale dans les célébrations du 31 octobre.
Les maisons hantées deviennent des attractions.
Les fantômes apparaissent dans les décorations.
Et raconter une histoire effrayante devient une activité parfaite pour une longue soirée d’automne.
Le fantôme, symbole parfait d’Halloween
Pourquoi les fantômes sont-ils encore partout aujourd’hui ?
Parce qu’ils représentent parfaitement ce qui fait le charme d’Halloween :
la peur de l’inconnu, le mystère de la mort et le plaisir de se faire peur sans véritable danger.
Ils peuvent être terrifiants…
mais aussi amusants, maladroits ou même sympathiques.
Quelques siècles de traditions ont donc transformé les revenants en véritables stars du 31 octobre.
Alors, lorsque la nuit tombe et que la brume commence à recouvrir les rues…
regardez bien derrière vous.
On ne sait jamais qui pourrait décider de rentrer avec vous.
Le saviez-vous ?
Le mot Halloween vient de All Hallows’ Eve, « la veille de la Toussaint ».
L’association entre Halloween et les morts s’est construite progressivement à travers un mélange complexe de traditions saisonnières, de folklore et de pratiques chrétiennes.